Quand on parle de progression en natation, on parle presque toujours de chronos.
Mais quand on parle avec un entraîneur qui passe ses journées au bord du bassin, le discours change.
C’est exactement ce qui s’est passé dans cet échange avec Mattis, entraîneur à Villeurbanne Natation et créateur du podcast Immersion.
Le regard de Mattis : la progression vue depuis le bord du bassin
Mattis n’est pas un coach de théorie.
Il est là tous les jours, avec des enfants, des ados, des adultes, des masters.
Et ce qu’il voit revient toujours à la même chose :
👉 beaucoup de nageurs qui nagent sérieusement… sans savoir s’ils progressent vraiment.
Pas par manque de volonté.
Mais parce qu’ils utilisent les mauvais repères.
Le chrono, par exemple.
Pourquoi le chrono pose problème (surtout chez les adultes)
Dans l’épisode, Mattis le dit clairement :
le chrono a une place… mais il ne peut pas être central.
Chez les nageurs adultes :
la fatigue varie
la récupération n’est pas la même
la vie extérieure pèse sur l’entraînement
Comparer chaque séance à la précédente n’a souvent aucun sens.
Deux 100 mètres au même temps peuvent raconter deux réalités opposées :
une nage tendue, coûteuse
une nage plus calme, plus stable, mieux organisée
Sur le papier : égalité.
Dans le corps : transformation.
Ce que Mattis observe chez les nageurs qui progressent vraiment
Quand Mattis parle de progression, il ne parle presque jamais de secondes.
Il parle de capacité à tenir, d’organisation, d’économie.
Ce sont des détails que seuls les coachs de terrain remarquent :
tenir une série sans exploser
garder la même nage quand la fatigue arrive
traverser le bassin avec moins de mouvements
mieux gérer la respiration, surtout sous stress
Ces progrès sont invisibles sur Strava.
Mais ce sont eux qui permettent de durer.
Le feedback : ce que Mattis place au cœur de son coaching
Un point revient sans cesse dans sa manière de coacher : le feedback.
On n’entraîne pas des machines.
On accompagne des êtres humains.
Mattis insiste sur quelque chose de simple mais souvent oublié :
le nageur doit participer à son apprentissage.
Sentir.
Exprimer.
Ajuster.
Même sans coach, ce dialogue intérieur est possible.
Et c’est souvent lui qui débloque des plateaux que le chrono ne comprend pas.
Le matériel vu par un coach (sans dogme)
Autre point très concret abordé avec Mattis : l’usage du matériel.
Plaquettes, palmes, pull-buoy…
Il ne les diabolise pas.
Mais il pose une condition claire :
👉 le matériel doit servir une intention.
Sinon, il devient un cache-misère technique.
Ou pire : un accélérateur de blessures.
Commencer avec, finir sans.
Sentir, puis transférer.
C’est une logique de terrain. Pas de mode.
Pourquoi cet échange dépasse la natation
Ce qui rend cet épisode précieux, ce n’est pas seulement ce qui est dit sur la nage.
C’est la philosophie d’accompagnement qui se dégage.
Mattis parle de natation comme il parle de podcast, de communication, de transmission :
prendre le temps
écouter
créer du lien
accepter que chacun avance à son rythme
Et ça, ça parle à tous les nageurs adultes.
Découvrir le travail de Mattis et de Villeurbanne Natation
Si tu veux prolonger cet échange, voici les ressources partagées par Mattis :
🔗 Site de Villeurbanne Natation
https://villeurbannenatation.com
📺 Chaîne YouTube Villeurbanne Natation
https://www.youtube.com/@villeurbannenatation8240
🎧 Podcast Immersion – épisode mentionné
https://smartlink.ausha.co/immersion/immersion-11-retablissons-la-communication
👉 Abonne-toi à leur chaîne YouTube
Tu y trouveras des contenus ancrés dans le réel, pensés par des coachs de terrain, pour des nageurs réels.
Ce que j’aimerais que tu gardes de cet épisode
La progression ne se décrète pas.
Elle se ressent, se construit, se discute.
Et parfois, il suffit d’un regard extérieur — comme celui de Mattis —
pour réaliser que tu progresses déjà…
juste pas là où tu regardais.
Théo Cupcic
Swim Smart








